Réfléchir ensemble

Les enfants ne sont pas des pantins !

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A la maison, sur les places publiques ou encore lors d’émissions télévisées, le constat est plus qu’alarmant : chacun se sert des enfants tels des pantins.

En trouvant des justifications diverses qui ne portent que le nom de maltraitance, des parents, des pères, des mères, des personnes censées veiller et bientraiter les enfants s’adonnent à des actes qui les négligent, les humilient, les objectifient, à des actes qui abîment leur corps, leur cerveaux, les empêchent de bien se développer.

Ces actes sont tout à fait déplorables.

Nous sommes horrifié.es et déconcerté.es face à l’incapacité de tant de personnes à ne pas voir de quoi il retourne vraiment.

Parce qu’il est nié aux enfants leur capacité d’exprimer ce qu’ils.elles ressentent,

Parce qu’il est retiré aux enfants leur nécessité d’être respecté.es,

Parce que les adultes de ce monde croient à tort qu’ils.elles peuvent faire ce qu’ils.elles veulent avec leur enfant parce que c’est leur enfant,

il est grand temps de regarder où nous en sommes arrivés et de cesser et faire cesser l’ensemble de ces actes de violences !

Lors de cette émission télévisée particulièrement suivie, des mères s’adonnent avec leur très jeune bébé à des « postures sportives » qui ne respectent pas le développement morphologique de leurs enfants.

Il s’agit là de véritables maltraitances que le public semble ne pas voir.

Personne ne voit les petits visages fermés, l’incapacité des nourrissons à se mouvoir, ni même à pouvoir prononcer un son, ni même un petit cri. Les bras écartelés, les mères enjouées et dans la toute puissance de leur performance à forte audience, voici exactement ce que notre monde fait de pire et tout cela sous couvert du divertissement populaire qui applaudit ces maltraitances et est capable d’en redemander.

Si le syndrome du bébé secoué et surtout son interdiction légale trouvent son origine dans l’incapacité des parents à veiller correctement au bon développement de leur enfant, il est plus que nécessaire de faire émerger à la place de l’autorité parentale qui place dans la toute puissance le parent face à son enfant, une véritable responsabilité parentale de protéger, laquelle obligerait d’un point de vue légale les parents à être bientraitants avec leurs enfants et ce la, à chaque instant.

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Au delà du droit et de la loi, être en conscience ne suffit pas. Il faut savoir remettre en question ses pratiques, ses actes et aussi dénoncer ses propres actes et tous les actes qui ne respectent pas ses ou des enfants.

Faire le choix de protéger les enfants à tout instant est un indispensable pour eux.elles, et pour tout.es.

Faire le choix de respecter les enfants dans tout ce qu’ils.elles sont et leur complexité est un indispensable pour qu’ils.elles vivent et grandissent de manière sereine et complète.

Deux ouvrages devraient être lus en parallèle pour aider à prendre conscience et changer nos pratiques :

nature-humaine-maurel

chatimentscorporels-salmona

Dénier aux enfants leur capacité d’autonomie, d’indépendance, de différence quant à nos propres nécessités, besoins et ressentis, c’est nier leur humanité.

Cette anesthésie sociétale face aux violences dont sont victimes les enfants n’est plus admissible.

Chacun, chacune est responsable des autres et encore plus des plus vulnérables.

Pour changer nos pratiques, une seule solution, admettre que nous ne faisons pas ce qu’il faudrait que nous fassions ; admettre que nos comportements parentaux, nos conduites parentales débordent et cela trop souvent ; admettre qu’un jour sur deux, nous ne sommes pas tendre avec nos enfants et les blessons ; admettre que non, ce que nous faisons n’est pas admissible pour permettre à nos enfants de bien grandir.

Bien souvent, la littérature pour accompagner les parents dans leur rôle éducatif est relativement tendre avec eux, déculpabilisante.

Nous pensons au contraire qu’il faut faire très clairement ce constat que nos pratiques  parentales sont maltraitantes pour pouvoir les faire cesser. S’il est un dicton qui dit « ne jugez pas la personne, jugez ses actes », alors il convient que chacun juge ses propres actes et cesse de fermer les yeux ou de justifier ses pratiques maltraitantes comme étant nécessaires et ne faisant pas « mourir » l’enfant.

La mort des enfants n’est pas toujours la mort physique, lorsque le coeur s’arrête de battre. Elle est présente en eux, chaque fois qu’ils. elles souffrent, chaque fois qu’ils.elles pleurent, chaque fois qu’ils.elles sont empêché.es d’agir et de se mouvoir comme ils.elles veulent, c’est à dire au nom de leur propre besoin.

Leur propre mort est dans leurs esprits, dans leurs ressentis qu’ils.elles ne peuvent pas ou plus s’autoriser à exprimer, dans leurs yeux remplis d’incompréhension, dans leurs larmes qui devraient les soulager mais ne coulent plus, dans leurs mains tendues renvoyées, dans les cris que leurs oreilles doivent supporter, dans les touchers non affectueux qu’ils.elles reçoivent.

Cessons de croire que nos conduites les aident et sont des preuves d’affection lorsqu’en réalité elles leur nuisent. Osons regarder la boussole de la bientraitance et se demander si dans chacun de nos actes envers nos enfants, il n’y a pas quelque chose qui les contraint, les oblige, les humilie, les objectifie, les enserre, les réduit au silence, leur nuit.

Pour nous aider, voici deux ouvrages qui offrent des solutions pratiques et concrètes pour éradiquer nos conduites maltraitantes. Bien entendu, le chemin sera difficile et long pour parvenir à supprimer de nos pratiques parentales toutes les nuisances et violences que nous imposons à nos enfants et, pour cela, il sera bien souvent nécessaire d’être accompagné.e, d’être en conscience de sa propre éducation, de se rappeler ce qui nous a blessé enfant, ce que nos parents ou membres de nos familles ont fait de blessant envers nous lorsque nous étions enfant et d’inciter les autres membres de notre famille à suivre notre mouvement et renouveau éducatif vers la bienveillance constante.

  1. Repérer et éviter les douces violences dans l’anodin du quotidien

reperer-eviter-douces-violences

  1. J’aide mon enfant à grandir dans le respect

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Ces deux ouvrages, construits à partir d’exemples concrets vécus par les enfants et les parents, permettent d’accompagner son enfant, les enfants, dans leur développement tout en s’attachant à leur donner la place qui leur revient, celle d’un.e être humain.

Osons admettre que nous sommes maltraitants, osons nous responsabiliser, osons changer maintenant.

Aller plus loin :

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