Réfléchir ensemble

En Suède, le mot caprice n’existe pas.

La Suède est un modèle s’agissant de la parentalité bienveillante.

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Depuis les années 70, tous les châtiments corporels envers les enfants ont été interdits, remodelant ainsi la vie des familles et imposant aux parents de trouver de nouvelles ressources pour éduquer en bienveillance leurs enfants.

Conséquence directe de cette loi qui a profondément changé le visage de la Suède, la société toute entière a appris à accueillir et accompagner les émotions des enfants.

Pour nous aider, notamment en France, dans notre apprentissage de l’éducation bienveillante, Marion s’est lancée un défi : celui de produire un film qui explique, expose comment ça fonctionne en Suède afin de montrer qu’une société sans violence où l’enfant et l’adulte sont au même niveau et co-habitent sans heurt est possible.

Qui est Marion ?

« Je m’appelle Marion, j’ai 24 ans et je vis en Suède depuis maintenant 5 ans.
 »La Suède, quelle drôle d’idée ! » me dit-on souvent. Peut-être.
Mais cette drôle d’idée, c’est le projet de ma vie.

Tout a commencé jeune ado, bonne élève, dans la lune, déjà je rêvais d’autre chose, plongée dans mes romans et dans mes magazines… Un magazine, une page m’aura marqué plus que les autres. J’ai 14 ans et je suis en train de lire une énième revue parentale de ma collection, inédite.

Un petit carré en bas de page. Un petit drapeau bleu avec une croix jaune. Et un texte.  » La Suède, première à avoir aboli les châtiments corporels en 1979.’’

À partir de là, on peut dire que tout a commencé, et mes années lycée je les ai passées déjà loin, la musique suédoise dans les écouteurs, le drapeau recuperé chez IKEA accroché au mur de ma chambre… Rien ni personne ne m’arrêterait.

Cette société qui mettait les enfants et les adultes au même niveau ne pouvait être que très singulière, dans bien des domaines, j’en étais persuadée. Mes lectures sur le sujet me le confirmaient chaque jour, je ne rêvais pas, cette société existait bel et bien, un peu plus haut, plus près des nuages dans lesquels je me réfugiais si souvent.

Et puis je suis partie, à 19 ans. Mais bizarrement, moi, j’avais finalement plus l’impression de rentrer chez moi. Dans le pays de mes rêves, de mes lectures, de mes projets, que je n’avais pourtant jamais encore frôlé de mes pas.

J’ai travaillé chez des familles suédoises différentes pendant 3 ans. Trois familles, sept enfants. Le temps a passé, j’ai appris la langue, puis la culture aussi, j’ai commencé des études de médias, et continué de m’occuper d’enfants pendant des fêtes d’anniversaire et toutes sortes d’événements ou encore aujourd’hui je les maquille en papillon, en Spiderman, en Pikachu ou autre Reine des Neiges…

En fait des enfants, j’en rencontre par dizaines, par centaines, grâce à ce job. Chez eux et en famille comme à l’extérieur, je suis au coeur de la Suède et de l’enfance suédoise, comme dans mes rêves d’ado les plus vertigineux. Et ce qui est compliqué pour moi aujourd’hui, dans cette vie suédoise qui est devenue ma vie, c’est finalement de parfois devoir revenir en France.

Car pour moi aujourd’hui, revenir en France, c’est comme sauter dans une machine à remonter le temps. Loin dans le temps. Trop loin. Et c’est de là entre autre qu’est née l’envie de faire ce film.  »Même qu’on naît imbattables ! »

Un documentaire où je vous invite à vous aussi sauter dans cette machine à remonter le temps, mais … dans l’autre sens, pour vous rendre dans le futur qui pourrait être celui de la France.

Le projet de Marion : « Même qu’on naît imbattables ! »

Le 22 décembre 2016, la France a officiellement rejoint la Suède et 50 autres pays, en abolissant à son tour les VEO, les violences éducatives ordinaires. Une mesure historique. Nécessaire. Mais une mesure que beaucoup ne comprennent pas. Une mesure… qui dérange. Car, aujourd’hui, 87% des Français sont encore favorables aux punitions corporelles.

Réaliser que l’on a fait fausse route, pendant tout ce temps, pour pouvoir enfin s’attaquer aux racines de la violence et faire triompher l’empathie naturelle de la nature humaine, désormais prouvée par les neurosciences, et que la violence éducative a toujours empoisonné, c’est l’objectif de cette loi.
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Car ok, on l’aura compris, La Suède est le premier pays à avoir interdit les châtiments corporels. Et le répéter en boucle, ce n’est pas ça qui fera changer les mentalités en France, en attendant…

Mais, vous êtes-vous déjà demandés… Comment les Suédois en sont-ils arrivés là, à se poser cette question, déjà en 1979 ? Quels intérêts à l’échelle sociale ont-ils vus dans cette loi jugée a l’époque comme nécessaire par le gouvernement et beaucoup de spécialistes ? Pourquoi avoir fait de la fessée une question politique, sociétale, humaine ? Et pour quels résultats aujourd’hui, concrètement ?

Que deviennent ces Suédois et Suédoises qui ont grandi sans coin, sans claques, sans gifles, sans même une tape sur les fesses ?

Une génération. C’est ce qu’il aura fallu pour éradiquer cette pratique des esprits. Car ne pas l’avoir vécu soi-même, c’est ne pas comprendre le processus qui conduit à cette violence.

Mais ne l’oublions quand même pas, en 1979, 70% des Suédois s’opposaient à l’abolition, qui signait pour eux la décadence de la société future. Ils ne voulaient pas de cette loi qu’ils jugeaient comme la pire ingérence de l’État dans les familles. Ils s’exclamaient en choeur :  » Si je dois lui en coller une à mon marmot, je le ferai, loi ou pas loi ! ».

38 ans plus tard, pourtant, il est difficile de croiser un Suédois qui n’a reçu ne serait-ce qu’une claque, ou même une tape sur la main, dans son enfance. Souvent ils ne savent même pas que cela se fait encore dans des pays voisins. Une méthode barbare, d’autrefois, qu’ils ne comprennent pas, qu’ils n’envisagent même pas. Car pour cela, ils n’ont nullement besoin de juger leurs parents.
On ne peut pas en dire autant des 87% de français qui tapent leurs enfants, parce qu’eux « n’en sont pas morts.’’ Juger cette fessée comme de la violence, ça serait remettre en question ses parents et donc son enfance. Un chemin que peu oseront emprunter.

« Cette violence, elle n’est pas innée. Elle s’apprend. »
Hannes, papa d’Arvid

Mais et alors. Des enfants rois les petits blondinets ? Il paraît même que les Suédois regrettent aujourd’hui d’avoir voté cette loi il y bientôt 4 décennies. La société serait désormais en perdition, justement, et les parents terrorisés face à leur enfants. C’est même David Eberhard, psychiatre Suédois, qui l’aurait dit dans un article du Figaro.

Aujourd’hui, on aime à faire croire qu’effectivement, ils regrettent et même qu’ils en reviennent, les suédois ! Mais la réalité elle, est bien différente. Car 38 ans plus tard, les gens ici ne comprennent même plus comment on peut lever la main sur un enfant. Ils ne se souviennent qu’à peine qu’il fut un temps ou l’on tapait les enfants pour les éduquer.

Et si on ne vous avait pas tout dit ? Et si on vous avait… menti ?
 »Je n’ai jamais dit que j’étais pour les punitions corporelles.
Cette loi est une évidence.  »
David Eberhard
UNICITÉ. CONFIANCE. ÉMOTIONS

Ce sont à travers ces trois valeurs clefs de la société suédoise que je vous invite à découvrir à quoi pourrait ressembler la France dans l’avenir, si on donnait à l’Enfance toute sa place.

Les enfants sont la société du futur, ils sont notre avenir, et leur bien-être est la clef d’une société saine.

Une enfance heureuse, c’est encore la meilleure arme pour combattre la violence dans le monde.

J’ai beaucoup d’ambitions pour ce film, que ce soit pour invalider les rumeurs et autres clichés entendus sur la société et l’enfance suédoise, mais aussi pour concrètement comprendre et appréhender les causes et conséquences humaines de cette Révolution de l’Enfance et de ses Droits dans la société.

J’ai également à coeur de faire connaitre les découvertes en neurosciences, cet outil magicien qui nous donne aujourd’hui une formidable réponse, désormais irréfutable, à LA question que l’Etre humain s’est toujours posé : —> Oui, la nature humaine est bonne !

Ce projet est le résultat d’un an de travail acharné de scénariste, journaliste, caméraman, ingénieur du son, monteuse… Autant de casquettes (et encore bien d’autres) qui ont été les miennes pour pouvoir réaliser ce film. Des heures, des semaines, des mois, qui je suis sûre, en valent la chandelle.

Car désormais, en France aussi le changement est en marche. Et les mentalités évolueront pour dans quelques décennies regarder en arrière et se dire à notre tour :  »Comment on a pu…? »

Mon souhait est que ce film puisse y contribuer. Et, c’est d’abord grâce à vous, que cela sera possible.

« Ce sont les petites choses qui finiront par faire de grande différences. »
Thea, 12 ans.

Alors, d’avance, merci à vous d’être une goutte dans la mer de la non-violence, pour les enfants, et pour la condition humaine. Toute contribution compte ! »

Soutenir le projet de Marion

Pour la sortie du film, la collecte de 37 800 € doit être atteinte.
Pourquoi 37 800 € ?
Le tournage a couté plus cher que prévu. Les 6730 euros de la précédente collecte ont donc couvert les frais du tournage (matériel et lieux) mais pas davantage.

Maintenant, pour sortir le film, il faut couvrir les frais de montage :

– Matériel de montage.
– Droits sur le matériel vidéo/TV, en quantité relativement importante.
– Matériel vidéo d’archives.
– Les droits musicaux.
– Le financement des contreparties et de leur envoi.
– L’envoi des contreparties de la campagne précédente.
– les 8% de frais de campagne.

C’est la solidarité qui permettra la sortie du film. Celle-ci est prévue aux alentours de février/mars, le montage étant déjà en très bonne marche.

La collecte est déterminante pour la suite.

Soutenir le projet de Marion, c’est ici 

Aller plus loin :

  • suivre la page Facebook  Si j’aurais su je serai née en Suède pour retrouver des extraits du film et beaucoup d’informations s’agissant du modèle d’éducation suédois
  • suivre la page Facebook du film Même qu’on naît imbattables
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