Réfléchir ensemble

Ma grande estime corporelle ou comment je m’offre de la valeur

estime-corporelle

Tout le monde parle sans cesse de l’estime de soi, de l’importance de se reconnaître une valeur intrinsèque, une importance, de cultiver et donner de l’importance à ce que l’on pense, à ce que l’on dit, à ce que l’on est.

Se donner de l’importance, c’est se reconnaître humain.e.

Cependant, on parle peu de l’estime corporelle. Quelle valeur donnez-vous à votre corps ? Quelle valeur donnez-vous à chacune des parties de votre corps ?

Voici la question qui est posée ici.

Lorsque l’on souhaite prévenir les violences sexuelles dont pourrait être victime un enfant, il nous incombe à nous parent prévenant ou accompagnant prévenant de transmettre un message clé : tu es important, ton corps est important.

Mais comment transmettre ce message ?

Avoir de l’estime corporelle s’est savoir que son corps s’entretient, que lorsqu’il est blessé, il se soigne, que lorsqu’il est meurtri, il se choie.

A chaque instant, nous usons de notre corps dans nos déplacements, dans nos mouvements de vie. C’est lui qui nous transmet les informations fondamentales dont nous avons besoin, toutes ces sensations diverses. C’est lui aussi qui nous fait ressentir ce qui est désagréable ou agréable. C’est par lui que passe toute rencontre avec l’extérieur, la fraîcheur du vent, la chaleur du soleil mais aussi la douceur d’une poignée de main ou le coup de coude d’un voisin de classe.

Lorsque votre fille ou votre fils prend soin d’elle, de lui, chante seul.e dans sa chambre, danse, court, fait du sport, votre enfant cultive directement son estime corporelle. Lorsque votre enfant prend un bon bain et se délasse, il.elle apaise ses tensions musculaires et offre un repos à toutes les parties de son corps. La plupart du temps, prendre soin de son corps est un acte naturel.

Sauf qu’en matière de prévention des violences sexuelles, cultiver son estime corporelle prend un sens plus réfléchi, car il s’agit de cultiver le respect de soi, le respect de son corps, le respect de ses parties intimes, pour que toute sensation corporelle désagréable et même avant cela tout ressenti désagréable puisse permettre un mouvement, une action, une parole.

Cultiver son estime corporelle, c’est aussi cultiver l’estime corporelle de ses parties intimes. Pour les filles, les femmes, c’est aussi cultiver l’estime corporelle de son petit intérieur. Pour tout enfant, c’est savoir comment nommer ses parties intimes : pénis, vulve, testicules, vagin, clitoris, anus, fesses, seins ; avec aussi les bons moments pour se reconnaître dans son corps.

Lorsque l’on a été victime de violences sexuelles, la valeur que l’on donne à notre corps et à nos parties intimes s’est très souvent réduite. On survit au delà de notre corps, pour ne pas repenser aux souffrances qu’il a ressenties, que nous avons ressenties.

Notre estime corporelle s’est effondrée et il convient de la reconquérir. Il va falloir réapprendre à cultiver son estime corporelle, réapprendre à prendre soin de ses parties intimes et de son petit intérieur.

Alors, pour prévenir les violences sexuelles dont les enfants pourraient être victimes, nous pourrions nous interroger. Comment moi en tant que parent je prends soin de mon propre corps ? Ai-je des gestes brusques envers moi-même ? Fais-je attention aux messages que m’envoie mon corps, lorsque je suis tiraillé.e par un genou, crispé.e dans ma mâchoire, lorsque j’ai une migraine, que mon dos est tendu, que j’ai mal au ventre ? Si je devais me donner une note pour définir mon estime corporelle, serait-elle de 4/10 ou de 9/10 ? Puis-je dire que je m’applique à avoir des gestes doux envers moi-même ? Et, quelle estime ai-je pour mes parties intimes ? Comment y fais-je attention ?

Entrer en conscience de l’existence pleine et entière de son corps, de ses parties intimes, de ce petit intérieur tel qu’on le ferait pour toute autre partie externe de son corps est peut être une des clés pour se doter d’une belle estime corporelle et transmettre à ses enfants les messages :

  • tu es important, dans tout ce que tu es
  • ton corps est important, dans toutes ses parties
  • je respecte ton corps, tu respectes ton corps

Enfin, n’oublions pas que parler d’estime corporelle, c’est avant tout parler d’une estimation, c’est-à-dire d’une mesure, d’une gradation que l’on s’offre à soi-même et qui vient conforter notre existence.

Aussi, si sur notre chemin de vie, à certains moments, notre estime corporelle semblait faible, qu’on ne nous a pas transmis un bel exemple éducatif d’estime corporelle, qu’on a toujours eu une faible estime corporelle pour ses parties intimes, et bien, il est intéressant de savoir qu’il est TOUJOURS possible de la réévaluer.

Il est toujours possible de nous offrir un bel escalier de notre estime corporelle et de grimper deux à deux ses marches. Voici un cadeau que vous pouvez vous faire à vous même et que vous pouvez, par votre simple exemple, décider d’offrir à votre enfant.

 

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