Prévenir en AG à #NuitDebout

Ce dimanche 24 mars, nous avons pris la parole lors de l’AG de #NuitDebout, place de la République à Paris. Et, nous avons aussi promener Prévenir, nous avons donné des papillons d’information, nous avons discuté, échangé, confronté nos points de vue, nous avons été interviewés par Libre@toi, nous avons engagé notre démarche préventive au sein de l’espace public.

Notre lutte : prévenir les violences sexuelles commises envers les enfants. 
Comment ? en racontant l’histoire de Prévenir, l’Humanitous vert qui transmet ce message :
Prévenir les violences sexuelles, c’est comprendre.
Prévenir, c’est dire. 
Pourquoi Prévenir les violences sexuelles ?
Car notre société française les nie. A cela, nous trouvons 3 raisons :
1) la négation de l’existence des violences sexuelles commises à l’encontre des enfants : on ne veut pas en entendre parler, on ne veut pas en parler, il n’existe pas de statistiques officielles, il n’existe pas de structure d’accueil où se rendre si on est un enfant violé.
2) l’inefficacité de la protection par la répression : la loi de 1998 relative à la prévention, à la répression des infractions sexuelles et à la protection des mineurs n’use du mot prévention que dans son titre, son contenu réel ne vise que la répression des violences sexuelles ; la loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant n’inscrit pas suffisamment la prévention des violences sexuelles dans son dispositif, résultat, le code de l’éducation dispose toujours que la prévention est une possibilité, non une obligation.
3) le constat de l’incapacité des familles, des parents à protéger contre les violences sexuelles commises à l’encontre des enfants : les familles ne parviennent pas à parler des violences sexuelles, à prévenir leurs enfants, l’article 371 du code civil, qui fonde l’autorité parentale dispose que les enfants doivent honneur et respect à leur père et mère. Où est la place de l’enfant dans son contexte familial si ce n’est relégué en second ? Pourquoi ne pas remplacer l’autorité parentale par une responsabilité de protéger ? Pourquoi use-t-on toujours du mot « enfant » alors qu’il signifie celui qui ne parle pas.
La prévention des violences sexuelles est donc fondée dans notre société française avant tout sur une réponse répressive. Il n’existe donc pas de vraie prévention des violences sexuelles, il n’y a qu’une post-vention, une action a posteriori, c’est à dire après que les violences aient été commises, subies.
La prévention des violences sexuelles telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui en France vise à repérer, à dépister les violences sexuelles mais non à les prévenir au sens premier de ce terme.
L’idée est donc de créer de véritables outils de prévention des violences sexuelles, de penser a priori les violences sexuelles. Et, pour cela, il nous faut refonder idéologiquement notre éducation à la française, la refonder sur une éducation bienveillante, bientraitante qui prenne en compte les deux clés de la prévention : le respect du corps de l’enfant et le respect de la parole de l’enfant.
Si vous souhaitez nous contacter pour créer avec nous de réels outils de prévention des violences sexuelles commises à l’encontre des enfants afin de suppléer l’inaction des pouvoirs publics en la matière, n’hésitez pas à remplir le formulaire de contact en colonne de droite.

Aller plus loin :
– Les Humanitous et Prévenir www.humanitous.com 
L’appel des Grandissants à #NuitDebout
Notre analyse de la loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant
– Le déni français de la prévention des violences sexuelles sur les mineurs.

Un grand merci tout particulier à Maryse-A de la Commission féministe, à Georgette Sand et à Clémentine pour leur atelier Débat Mouvant, à Rosalie pour ses conseils sur la prise de parole féminine, à Libre@Toi pour l’interview à chaud et à Guillaume pour son soutien et le reportage photos.